L'écologie politique

L'écologie et la politique publique :

Le changement de vision vers des politiques à teneur plus écologiques sur les territoires passe par le bulletin de vote de chaque citoyen pour des candidats qui intègrent le plus dans leur programme politique des actions concrètes en faveur de préservation de l'environnement et du développement durable.

L'écologie politique doit progresser, la prise en compte de l'écologie ne doit pas être l'apanage des seuls partis écologistes, l'impulsion doit  venir de l'ensemble des partis politiques, car c'est un réel changement sociétal de notre société dont nous avons tous besoin, avec le cap de la transition énergétique.

La politique publique doit impulser et structurer cet élan vers ce changement radical, ses leviers sont par exemple :

  • l'éducation de notre jeunesse avec dès le plus jeune âge, l'apprentissage du respect de la nature et de gestes écologiques.
  • la gestion de l'occupation des sols, avec la lutte contre imperméabilisation des sols.
  • la règlementation, avec l'encouragement du transport et d'énergies locales moins polluantes.
  • la gestion des bâtiments publics, avec la construction de bâtiment à énergie positive et l'usage de matériaux écologiques, la rénovation des bâtiments les plus énergivores.

Les enjeux économiques de la transition de nos systèmes économiques post industriels sont de formidables opportunités de reconvertir, de transformer les anciennes industries polluantes vers des économies vertes et respectueuses de notre cadre de vie quotidienne (éolien, biomasse, biogaz, hydrolienne,...).

Le gaspillage de nos ressources naturelles et humaines ne peut plus durer, il faut repenser nos modes de consommation et de partage des richesses. 

Le calcul de progression de notre niveau de vie ne doit plus reposer sur des pourcentages d'augmentation du PIB, mais sur le bonheur national brut (l'économie a été plus performante car elle a consommé moins de ressources naturelles ou à créer de réseau d'intelligence collective - partage de savoirs ou de services ).

Le droit de vote est un acquis social et politique qu'il nous appartient de faire valoir et d'impulser la naissance d'une nouvelle société.

Un exemple concret et pratique de l'action d'une politique volontariste de la ville de Loos-en-Gohelle, en faveur d'une stratégie de reconversion d'un bassin minier vers le développement durable. 


LA BASE 11/19, PÔLE DU DÉVELOPPEMENT DURABLE 

(Source : Extrait 30 ans de développement durable appliqué à Loos-en-Gohelle - Julian Perdrigeat - Licence Creative Commons)

La reconversion de la Base 11/19, dernière fosse d'extraction en activité à Loos, fermée en 1986 par les Houillères, sauvée de la destruction, est devenue "écopôle", ou pôle de référence du développement durable .

En plus des Jardins du Louvre Lens, les activités qu’elle héberge sont complémentaires, résolument tournées vers la recherche et l’innovation, aux antipodes de la mono-industrie d’antan...

La Chaîne des Terrils, Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement, est un pionnier de la protection de la biodiversité, de la valorisation du patrimoine naturel et minier. 

Elle joue un rôle fondamental dans l’éducation à l’environnement et dans la recherche scientifique ;

Culture Commune, scène nationale du Pas-de-Calais, est un lieu de production et de diffusion de la création contemporaine dans le domaine du spectacle vivant, avec la Fabrique Théâtrale, et la compagnie HVDZ ; 

Le bureau d’étude Act Environnement spécialisé en éco-construction. Il est un expert de la haute qualité environnementale (HQE). Avec un pôle pédagogique, il est un référent de la formation professionnelle sur ces enjeux ;

Le Cerdd, Centre Ressource du Développement Durable, est un acteur majeur du développement territorial durable et un pilier de la Dynamique Climat Nord – Pas-de-Calais : la politique régionale de réduction des émissions de gaz à effet de serre et d’adaptation aux changements climatiques ;


Le Cd2e, Création et Développement des Eco-Entreprises, est un expert de l'éco-transition. Reconnu en France et en Europe, il est au service du développement des éco-activités. Depuis 2002, il cherche à éclairer la mutation écologique des filières économiques, avec entre autres :

- Une pépinière pour accueillir et accompagner les éco-entreprises;

- Le Théâtre de l'éco-construction, show room des techniques et des matériaux construction durable;

- Le pôle de compétitivité national, en économie circulaire, spécialisé en recyclage, valorisation des déchets et recyclabilité des matières et des matériaux TEAM2;

- La centrale de recherche et développement en technologie solaire LumiWatt, et ses 22 plots testant 10 technologies de cellules photovoltaïques;

- La plateforme collaborative d'analyse du cycle de vie ACS [avniR];

La Fondation d’Auteuil, installée à proximité et inaugurée en 2013, forme 350 jeunes du territoire par an aux métiers du bâtiment de demain. Avec un diplôme "BBC" en poche (un label de réglementation thermique) pour construire l’avenir.

Pour en savoir plus sur Loos-en-Gohelle
http://www.loos-en-gohelle.fr/









Transition énergétique

http://www.loos-en-gohelle.fr/wp-content/uploads/2014/02/2013-03_fiche-energie_WEB.pdf

Retour de la nature en ville

http://www.loos-en-gohelle.fr/wp-content/uploads/2014/01/2013-06_fiche-biodiv.pdf

Toiture photo-voltaïque de l’église St-Vaast

http://www.loos-en-gohelle.fr/wp-content/uploads/2014/01/2013-06_photovolta%C3%AFque-St-Vaast_WEB.pdf


De l'économie verte à l'économie bleue...

Le concept d'économie bleue a été développé par l'entrepreneur belge Gunter PAULI, ce dernier a fondé la société de détergents "verts" Ecover. L'économie bleue s'inspire  du concept de biomimétisme, elle repose sur plusieurs points :
  • l'utilisation des ressources locales (les matières premières, l'énergie ou les compétences);
  • une préférence pour les processus physiques par rapport aux processus chimiques; 
  • des solutions qui utilisent la gravité ou le soleil comme source d'énergie;
  • une collaboration entre les cinq règnes (les algues, les champignons, les végétaux, les bactéries et les animaux);
  • l'utilisation des déchets comme nutriments pour d'autres (économie circulaire).

L'économie bleue prétend mieux faire que l'économie verte. L'économie verte est définie comme une activité qui entraîne une amélioration du bien être humain de l'équité sociale tout en réduisant de manière significative les risques environnementaux et la pénurie de ressources, selon le programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE). 

Selon Karl BURKART, l'économie verte est basée sur six secteurs principaux :
  • l'énergie renouvelable;
  • la construction écologique;
  • les moyens de transports;
  • la gestion de l'eau;
  • la gestion des déchets;
  • l'aménagement du territoire dont l'agriculture biologique et l'économie circulaire.
L'économie bleue s'oppose à l'économie rouge qui surexploite les ressources naturelles, génère des déchets et des pollutions, dans un cycle linéaire - extraire-produire-jeter, produire plus à moindre coût).

L'économie de la fonctionnalité qui consiste à payer  pour un service plutôt que pour un bien, l'économie industrielle, l'économie symbiotique complètent parfaitement l'économie bleue.


 

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