Alimentation et écologie

Alimentation et écologie " On est ce que l'on mange "



La production agricole ou piscicole impactent directement l'environnement; Nos choix de consommation peuvent en réduire les effets, par des micro-comportements :

Poisson sauvage ou poisson d'élevage ?


Blogue sur le développement soutenable
La raréfaction et la diminution des stocks de poissons sauvages poussent au développement de la pisciculture pour faire face aux besoins croissants de la population humaine.

La pisciculture s'est fortement développée ces dernières années (Espagne, Grèce, Norvège, Irlande, ...) et s'est étendue à plus d'espèces de poissons (le saumon, la daurade, le maigre ou "courbine", le turbot,  le bar, la truite, le tilapia, le panga, ...), les conséquences de cet élevage intensif impliquent l'utilisation d'antibiotiques et génèrent une pollution par la concentration de poissons (excréments des poissons, et maladies : poux de mer). 


Les poissons sauvages sont contaminés sous l'effet du phénomène de bioaccumulation, aux métaux lourds dont le mercure, ou d'autres substances toxiques. 


Aussi il est recommandé de consommer des poissons de tailles plus modestes de type sardines ou maquereaux, et éviter les espèces piscivores de grandes tailles (thons, espadons,...).

Activisme écolo : réduire sa consommation de poissons sauvages ou d'élevage pour réduire la demande de poissons et permettre la reconstitution des stocks naturels.

La mer est un espace naturel à protéger, à titre d'exemple d'une décision de protection d'une aire marine, le peuple Rapa Nui de l'île de Pâques a approuvé le 3/09/2017, la création d'une zone marine protégée d'une superficie de 740 000 km2, soit environ la dimension terrestre du Chili dont ils dépendent ! La pêche industrielle et les activités extractives y seront prohibées, seules seront maintenues les activités traditionnelles.

Par ailleurs, le Chili a refusé fin août 2017, un projet portuaire et minier gigantesque à Coquimbo situé au centre-nord, en raison des dommages irréparables à la biodiversité en particulier pour les manchots de Humbodlt. 

Cette décision du Chili est remarquable, car c'est le premier producteur mondial de cuivre.

L'Union Européenne a dans le cadre de sa Politique commune de la pêche, pris une mesure d'obligation de débarquement à compter du 1er janvier 2019. Cette obligation consiste à débarquer au port toutes les captures effectuées par le navire de pêche, et donc de ne plus rejeter en mer les captures non souhaitées. Selon l'IFREMER cette mesure aura pour effet de limiter les prélèvements de cette ressource.

Le Belize a banni tous les forages dans ses eaux marines, l'Unesco a donc décidé fin juin 2018 de retirer de la liste du "patrimoine mondial en danger" le deuxième plus grand récif corallien du monde, après la Grande barrière de corail en Australie. Ce classement avait fait suite en 2009, à l'attribution de concessions pétrolières.

Par ailleurs, le moratoire sur la chasse commerciale à la baleine de 1982 a été maintenu en 2018. Il subsiste une chasse dite "scientifique", à laquelle participe le Japon, ainsi lors de la saison 2017-2018, 43 baleines de Minke et rorquals boréaux ont été abattus par ce pays.

L'archipel des Palaos qui est situé en Micronésie, a interdit  à compter du 1/01/2020 la crème solaire en raison de sa nocivité pour ses récifs coralliens. En effet, il s'agit d'une interdiction de la crème solaire contenant de l'oxybenzone, de l'octocrylene et des parabènes. 

Les Palaos avait crée en 2009, le premier sanctuaire pour les requins ce quie a eut pour conséquence d'interdire leur pêche dans toute sa zone économique exclusive (ZEE) soit 630 000 km2.

L'aquaponie ou l'agriculture urbaine de demain ?

L'aquaponie, c'est l'association et la complémentarité de deux techniques la culture hors-sol (hydroponie) et la pisciculture.

En effet, les déjections dans l'eau des poissons riches en ammoniaque ou ammonium sont purifiées par des bactéries qui les décomposent en nitrates. Les nitrates servent alors d'engrais naturel pour la culture maraîchère ou la culture de plantes ornementales. 

L'aquaponie est une solution pour rapprocher les lieux de consommation (villes cosmopolite ou des grandes villes) des lieux de production, les productions sont plus fraîches et réduisent le transports et l'emploi d'engrais, c'est l'agriculture urbaine de demain.

Le renouveau de la vente en vrac (par trémie ou bacs à pelle).

La vente en vrac existe depuis les années 1960 et connaît un réel renouveau de part ses attraits écologique et économique;

Son attrait écologique, en effet, la vente en vrac permet d'éviter le pré-emballage des produits alimentaires et donc réduit les déchets ménagers.

Son atout économique, la vente en vrac permet des économies pour le consommateur de de 10 à 30%.

Il est possible aujourd'hui d'avoir via ce système de distribution des aliments comme des pâtes, du riz, de la semoule, des biscuits, des céréales, du thé ou du café, des fruits secs. 

Des distributeurs de liquides sont aussi disponible pour l'achat des produits d'entretien (liquide vaisselle, lessive, etc..) ou pour les boissons comme pour le vin.
  
Consommer bio et les circuits courts 

Le circuit court c'est la vente directe du producteur au consommateur, il s'agit souvent de production agricole bio.  

Ce mode de commercialisation se développe car les consommateurs souhaitent consommer local et avec une traçabilité réelle, et des produits bio ou issus de l'agriculture raisonnée.

Les surfaces cultivées en bio ne cessent de s'accroître en France, et de nombreux agriculteurs abandonnent l'agriculture conventionnelle pour le bio ou l'agriculture raisonnée.

Consommer bio est un bon encouragement pour la poursuite de ce mouvement, et impacte aussi l'agriculture conventionnelle dans son fonctionnement (réduction de l'utilisation des produits phytosanitaires : engrais, pesticides, etc..).

Astuce écolo : choisir de boire de l'eau du robinet, ou opter pour une bouteille d'eau réutilisable, plutôt qu'une bouteille d'eau minérale ou d'eau de source à usage unique et jetable.

Activisme écolo : Substituer les produits alimentaires contenant de huile de palme (biscuits, gâteaux, viennoiseries, barres chocolatées, céréales, panures, plats cuisinés, frites,...) par des aliment contenant  de l'huile de tournesol. 

L'huile de palme ou de palmiste étant nocive pour la santé notamment par l'accroissement des risques cardiovasculaires (apport d'acide gras saturé qui augmente le taux de mauvais cholestérol - LDL, et diminue le taux de bon cholestérol - HDL), et impacte aussi l'environnement négativement par la déforestation induite pour les plantations de palmiers à huile et la biodiversité. 

Devenir flexivégétarien, végétarien ou végétalien pour sauver la planète ?

La consommation de viande a des conséquences sur l'environnement (consommation d'eau, déforestation, impact sur le bien être animal,...) et sur réchauffement climatique (émission de méthane par les ruminants), aussi ces termes définissent des régimes alimentaires intégrant une réduction ou une absence de consommation de viande, et par  la substitution des protéines animales par des protéines végétales (légumineuses, céréales, algues, champignons,...).






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